Aussi bien une vieillesse - Nous menace sur le port, - Qui toute courbe et tremblante - Nous attraine chancelante - La maladie et la mort.
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- La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.
- Le pire dans la vieillesse, ce n’est pas la diminution physique, c’est le dégoût de l’humanité. Combien commencent en subversifs pour finir en grincheux ? Rebelles à vingt-ans, poupons geignards à soixante-ans.
- Nous, les personnes âgées, avons souvent une sensibilité particulière pour les soins, la réflexion et l’affection. Nous sommes, ou pouvons devenir, des maîtres de la tendresse. Nous avons besoin, dans ce monde habitué à la guerre, d’une véritable révolution de la tendresse !
- Une maladie soudaine et grave, qui nous montre tout à coup la mort possible, nous permet en même temps de lutter contre elle, tandis que l’hypocrite santé nous y entraîne, comme une fleuve mène vers la mer.
- Attention, immortel, on ne l’est que pour la vie.
- Il y eut, jadis, une main pour nous conduire à la vie. Un jour y aura-t-il une main pour nous conduire à la mort ?
- On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe... Et encore !
- Les malheurs qui surviennent, les maladies qui nous troublent, font paraître la vie bien longue.
- Le méfiant est fatalement voué au malheur. Tout comme l’acide corrode son contenant, le soupçon le ronge à force de se préserver jour et nuit de l’humanité tout entière.
- La vieillesse qui est une déchéance pour les êtres ordinaires est, pour les hommes de génie, une apothéose.
- Nous avançons dans la vie avec des mains rougies de criminel. Le déluge de notre mort les blanchira.
- Nous faisons une situation fausse aux morts en les raccrochant à la vie. C’est leur enlever, s’ils en ont une, leur liberté de mort.
- La vieillesse est la vaseline de la crédulité. Quand la mort frappe à sa porte, le scepticisme saute par la fenêtre.
- Les années s’écoulent et elles emportent nos forces et nous amènent les infirmités; elles nous ôtent pièce à pièce tous nos moyens de plaisir; elles nous laissent pour nourriture le passé qui est triste, et pour perspective l’avenir qui est court.