La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.
Écrivain, 1858-1915La maladie, la vieillesse, la mort, trois grandes humiliations pour l’homme.
Écrivain, 1858-1915Partager sur
Source vérifiée
Les Pas sur le sable (1919), n° 44
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Nous venons au monde avec quatre grandes souffrances à connaître : la naissance, la maladie, la vieillesse et la mort.
Les souffrances humaines ont leur terme par la mort.
L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
La maladie fait trouver du plaisir dans la santé, le mal dans le bien, la famine dans l’abondance, l’épuisement dans le repos.
Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.
Les malheurs qui surviennent, les maladies qui nous troublent, font paraître la vie bien longue.
L’être humain est la proie de trois maladies chroniques et inguérissables : le besoin de nourriture, le besoin de sommeil et le besoin d’égards.
Tous sujets aux misères de la vie, aux chagrins, aux maux, aux besoins, aux douleurs de toute espece ; enfin tous sont condamnés à la mort.
On peut tout dominer : la douleur, la maladie, il n’y a que la mort qui vous échappe… Et encore !
La maladie éteint dans quelques hommes le courage, dans quelques autres la peur, et jusqu’à l’amour de la vie.

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