L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
Écrivain · 1712-1778 Image : Maurice Quentin de La Tour · Domaine public · Wikimedia Commons L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
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Source vérifiée
Julie ou la Nouvelle Héloïse (1761), Troisième partie
Mais, disent-ils encore, souffrez patiemment les maux que Dieu vous envoie; faites-vous un mérite de vos peines. Appliquer ainsi les maximes du christianisme, que c’est mal en saisir l’esprit!L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.De ces maux, ceux qu’il peut éviter, la raison veut qu’il les évite; et la religion, qui n’est jamais contraire à la raison, l’approuve. Mais que leur somme est petite auprès de ceux qu’il est forcé de souffrir malgré lui! …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Celui qui se transforme en bête se délivre de la souffrance d’être un Homme.
Le pire de tout c’est l’habitude. L’homme perd son humanité et l’énormité de la douleur d’autrui ne compte plus pour lui.
L’homme a dans son pauvre cœur des endroits qui n’existent pas encore et où la douleur entre afin qu’ils soient.
Souffrir est absurde et laid. Toute souffrance est un désordre… Mieux vaut s’accommoder des choses ou les briser que de pleurer à la lune. Est-il besoin, pour un homme, d’avoir une compagne effacée, sentimentale et sans volonté, pour être heureux ?
La vie de l’homme oscille, comme un pendule, entre la douleur et l’ennui.
L’homme survit aux tremblements de terre, aux épidémies, aux horreurs de la guerre, et à toutes les souffrances de l’âme, mais la tragédie qui l’a toujours torturé et le tourmentera toujours est la tragédie de la chambre à coucher.
La maladie éteint dans quelques hommes le courage, dans quelques autres la peur, et jusqu’à l’amour de la vie.
La douleur d’un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d’un imbécile.
De tous les maux, les plus douloureux sont ceux que l’on s’est infligés à soi-même.
Toute notre vie est souffrance. Naître, c’est souffrir. Vieillir, c’est souffrir. Perdre l’amour, c’est souffrir. Mourir, c’est souffrir…

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