La vie de l’homme oscille, comme un pendule, entre la douleur et l’ennui.
Philosophe, 1788-1860La vie de l’homme oscille, comme un pendule, entre la douleur et l’ennui.
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La vie est comme un pendule qui oscille de droite à gauche, de la souffrance à l’ennui.
L’homme est sujet à mille maux, sa vie est un tissu de misères, et il ne semble naître que pour souffrir.
Tristesse du réveil. Il s’agit de redescendre, de s’humilier. L’homme retrouve sa défaite : le quotidien.
L’homme a dans son pauvre cœur des endroits qui n’existent pas encore et où la douleur entre afin qu’ils soient.
La douleur d’un homme intelligent fait plus mal à voir que celle d’un imbécile.
Nous troublons la vie par le soin de la mort et la mort par le soin de la vie ; l’une nous ennuie, l’autre nous effraye.
Lorsque le malheur touche l’homme il est plein d’impatience ; et lorsque le bonheur l’atteint, il devient insolent.
Enfermé dans la souffrance, isolé dans le plaisir, solitaire dans la mort, l’homme est condamné, par sa condition même, à ne jamais satisfaire un désir de communication auquel il ne saurait renoncer.
L’homme passe sa vie à raisonner sur le passé, à se plaindre du présent, à trembler pour l’avenir.
La vie tumultueuse est agréable aux grands esprits ; mais ceux qui sont médiocres n’y ont aucun plaisir, ils sont machines partout.

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