L’homme peut haïr l’homme, et fuir ; mais malgré lui Sa douleur tend la main à la douleur d’autrui.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons L’homme peut haïr l’homme, et fuir ; mais malgré lui Sa douleur tend la main à la douleur d’autrui.
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Source vérifiée
Premières Poésies (1852), Les Vœux stériles
… Ombre des temps passés, tu n’est pas de cet âge. Entend-on le nocher chanter pendant l’orage? À l’action! au mal! Le bien reste ignoré. Allons! cherche un égal à des maux sans remède. Malheur à qui nous fit ce sens dénaturé! Le mal cherche le mal, et qui souffre nous aide.L’homme peut haïr l’homme, et fuir; mais malgré lui Sa douleur tend la main à la douleur d’autrui.C’est tout. Pour la pitié, ce mot dont on nous leurre, Et pour tous ces discours prostitués sans fin, Que l’homme au cœur joyeux jette à celui qui pleure, Comme le riche jette au mendiant son pain, Qui pourrait en vouloir? …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Si l’on cache sa souffrance elle disparaît.
La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
C’est par la souffrance que l’on grandit le plus.
L’enthousiasme est frère de la souffrance.
La souffrance est une île de certitude dans un océan d’incertitude.
Partout où je vois la souffrance, c’est là que je veux être, en faisant ce que je peux.
La souffrance d’autrui est chose qui doit s’apprendre : et jamais elle ne peut être apprise pleinement.
La tolérance comporte une souffrance à supporter l’expression d’idées, selon nous, néfastes, et une volonté d’assumer cette souffrance.
Aucun pays ne s’est jamais élevé sans s’être purifié au feu de la souffrance.

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