L’amour des hommes est bas, mais il s’élève en pentes douloureuses et mène à Dieu.
Écrivain, 1844-1924 Image : Nobel Foundation, Domaine public, Wikimedia Commons L’amour des hommes est bas, mais il s’élève en pentes douloureuses et mène à Dieu.
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Source vérifiée
Le Lys rouge (1894), chapitre XVII
Le texte original diffère de quelques mots.
—L’amour des hommes est bas, dit-il, mais il s’élève en pentes douloureuses et mène à Dieu.
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De tous les sentiments dont le cœur de l’homme est capable, il n’y a que l’amour de Dieu par où l’homme puisse rendre en quelque manière la pareille à Dieu.
L’amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu’autre chose.
C’est tenter Dieu que d’aimer la douleur.
Le monde moderne vit donc un affrontement entre deux amours bien différents : l’amour de Dieu poussé jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi poussé jusqu’au mépris de Dieu.
Aimer et ne pas être aimé en retour est un supplice tel, que même les dieux ne l’ont pas imposé aux damnés des abysses.
À trop l’aimer, l’homme détruit souvent l’objet de son amour.
L’amour est une chose divine. S’il entre dans un cœur humain, il le brise. Le cœur humain a été créé pour être ainsi brisé. C’est le plus triste des gaspillages, quand il est brisé par autre chose.
Un jour, dieu effacera du cœur des hommes toutes les lois qui ne sont pas d’amour.
Tant que l’homme conserve son égoïté, il ne peut aimer Dieu.
L’amour, le vrai, c’est le seul lien palapable entre l’homme et ce que nous nommons « Dieu ».

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