Portrait de Simone Weil

Citations de Simone Weil

écrivaine, Philosophe, poétesse, traductrice

23 citations, dont 18 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Dieu, Amour, Humilité, Beauté.

Œuvres citées : La Pesanteur et la Grâce (1947), Intuitions pré-chrétiennes (1951), l'enracinement, L’Espagnole (1938), La Condition ouvrière (1951).

Lire sa biographie
Naissance
3 février 1909
Décès
24 août 1943
Nationalité
Française

Les citations

  1. Le travail physique consenti est, après la mort consentie, la forme la plus parfaite de la vertu d’obéissance.
    Source vérifiée L’Enracinement (1943)
  2. La pureté est le pouvoir de contempler la souillure.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 26
  3. Une très belle femme qui regarde son image au miroir peut très bien croire qu’elle est cela. Une femme laide sait qu’elle n’est pas cela.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 9
  4. Ce qui permet de contempler la nécessité et de l’aimer, c’est la beauté du monde. Sans la beauté ce ne serait pas possible.
    Source vérifiée Intuitions pré-chrétiennes (1951), L’amour divin dans la création
  5. La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu’à l’âme.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 33
  6. De même il faut aimer beaucoup la vie pour aimer encore davantage la mort.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 16
  7. L’amour est un signe de notre misère. Dieu ne peut aimer que soi. Nous ne pouvons aimer qu’autre chose.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 14
  8. L’amour est une chose divine. S’il entre dans un cœur humain, il le brise. Le cœur humain a été créé pour être ainsi brisé. C’est le plus triste des gaspillages, quand il est brisé par autre chose.
    ParaphraseLa Connaissance surnaturelle (1950), chapitre 3
  9. Dieu ne peut être présent dans la création que sous la forme de l’absence.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 24
  10. Je n’aime pas la guerre ; mais ce qui m’a toujours fait le plus horreur dans la guerre, c’est la situation de ceux qui se trouvent à l’arrière.
    Source vérifiée Lettre à Georges Bernanos (1938)
  11. Désirer échapper à la solitude est une lâcheté. L’amitié ne se recherche pas, ne se rêve pas, ne se désire pas ; elle s’exerce.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 14
  12. On dit souvent que la force est impuissante à dompter la pensée ; mais pour que ce soit vrai, il faut qu’il y ait pensée. Là où les opinions irraisonnées tiennent lieu d’idées, la force peut tout.
    Source vérifiée Oppression et Liberté (1955), partie 5, chapitre 5
  13. L’amitié doit être une joie gratuite comme celles que donne l’art, ou la vie.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 14
  14. Argent, machinisme, algèbre ; les trois monstres de la civilisation actuelle.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 34
  15. On peut, si on veut, ramener tout l’art de vivre à un bon usage du langage.
    Source vérifiée Leçons de philosophie (1959), partie 1, Rôle du corps dans la pensée
  16. Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 25
  17. C’est un grand danger que celui d’aimer Dieu comme un joueur aime le jeu.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 12
  18. Dans le domaine de l’intelligence, la vertu d’humilité n’est pas autre chose que le pouvoir d’attention.
    Source vérifiée La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 28
  19. Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-la, par elle-même, ne peut lui être d’aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie.
    Source vérifiée La Condition ouvrière (1951), chapitre 17
  20. Après l’écroulement de notre civilisation, de deux choses l’une : ou elle périra tout entière comme les civilisations antiques, ou elle s’adaptera à un monde décentralisé. Il dépend de nous, non pas de briser la centralisation, mais de préparer l’avenir.
    ParaphraseLa Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 38
  21. Aimer un être, c’est tout simplement reconnaître qu’il existe autant que vous.
  22. L’amour est un pari sur l’infini dans un monde fini.
    Source à vérifierLa Pesanteur et la Grâce
  23. La civilisation actuelle cache derrière une splendeur apparente un état de véritable décadence intellectuelle. Dans tous les domaines nous semblons avoir perdu les notions essentielles d’intellect, de limite, de mesure, de grade, de proportion, de relation, de condition, de lien nécessaire, de connexion entre les moyens et les résultats.
    Source à vérifierNe recommençons pas la guerre de Troie (1937)

Biographie de Simone Weil

Simone Weil est née le 3 février 1909 à Paris, dans une famille juive alsacienne. Brillante élève au lycée Fénelon, elle se passionne tôt pour la philosophie et la justice sociale. Dès 1931, elle enseigne et s’engage aux côtés des ouvriers, cherchant à comprendre leur condition par l’expérience concrète. Militante syndicale et proche des mouvements révolutionnaires, elle refuse toute adhésion politique stricte. Influencée par la pensée grecque et la spiritualité chrétienne, elle développe une quête intense de vérité et de charité, tout en dénonçant le nazisme. Fragile de santé, elle traverse une existence intense et douloureuse. Elle s’éteint le 24 août 1943 à Ashford, en Angleterre, à 34 ans.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Simone Weil de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.