Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-la, par elle-même, ne peut lui être d’aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie.
Écrivaine, 1909-1943Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots ; celle-la, par elle-même, ne peut lui être d’aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie.
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Source vérifiée
La Condition ouvrière (1951), chapitre 17
Puisque le peuple est contraint de porter tout son désir sur ce qu’il possède déjà, la beauté est faite pour lui et il est fait pour la beauté. La poésie est un luxe pour les autres conditions sociales.Le peuple a besoin de poésie comme de pain. Non pas la poésie enfermée dans les mots; celle-là, par elle-même, ne peut lui être d’aucun usage. Il a besoin que la substance quotidienne de sa vie soit elle-même poésie.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Le poème vit aux dépens du poète. Ce que nous raconte l’œuvre, ce n’est pas le poète, c’est le poème. Non pas le poète qui écrit mais le langage qui ressuscite, qui projette, recrée et qui l’annule en tant qu’être humain. L’œuvre dissout le petit je.
Les gens ont le choix de vivre une vie avec ou sans poésie. La vie avec la poésie est beaucoup plus endurable, je pense, et beaucoup plus stimulante.
La poésie ne permet guère que l’on se partage, et un art si sublime et si pénible se peut rarement allier avec l’embarras des affaires et les occupations tumultuaires de la vie.
C’est la prose qui donne l’empire à une langue, parce qu’elle est tout usuelle : la poésie n’est qu’un objet de luxe.
On ne peut trouver de poésie nulle part, quand on n’en porte pas en soi.
La poésie aide au vif de la vie.
Nous cependant, nous voulons être les poètes de notre vie, et cela avant tout dans les plus petites choses quotidiennes !
La poésie ne doit pas périr. Car alors, où serait l’espoir du Monde ?
Un poète est le plus utilitaire des êtres. Paresse, désespoir, accidents du langage, regards singuliers, – tout ce que perd, rejette, ignore, élimine, oublie l’homme le plus pratique, le poète le cueille, et par son art lui donne quelque valeur.
La poésie n’est utile qu’aux plaisirs de notre âme.

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