La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu’à l’âme.
Écrivaine, 1909-1943La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu’à l’âme.
Écrivaine, 1909-1943Partager sur
Source vérifiée
La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 33
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La vraie beauté doit laisser sur sa faim : elle doit laisser à l’âme une part de son désir.
La beauté est la clef des cœurs, la grâce le passe-partout, la coquetterie le rossignol, et le flirt la pince-monseigneur.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
La beauté est une expression de l’amour, de la paix et de la compassion qui se répand dans toutes nos actions.
La vraie beauté, c’est ce que l’on dégage. Si l’on dégage du soleil, du bonheur, si on s’aime un peu soi-même, le regard que les autres posent sur vous sera infiniment plus indulgent.
La beauté, c’est la signature de Dieu.
La beauté est la nourriture de l’œil et la tristesse de l’âme.
La beauté du corps, découronnée de celle de l’âme, n’est un ornement que pour les animaux.
La beauté est relative. Le plaisir, la joie, ou la douleur même illumine le visage et lui donne un genre de beauté qui vient de l’intérieur.
Partout dans la vie, il se présentera à un moment donné une manifestation de beauté qui éveillera chez l’homme un sentiment jamais vécu jusqu’alors.

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