On peut, si on veut, ramener tout l’art de vivre à un bon usage du langage.
Écrivaine, 1909-1943On peut, si on veut, ramener tout l’art de vivre à un bon usage du langage.
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Leçons de philosophie (1959), partie 1, Rôle du corps dans la pensée
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L’art de raisonner se réduit à une langue bien faite.
Tout nous vient – non pas tout, mais presque tout nous vient – par l’intermédiaire du langage. C’est pourquoi je pense que la solution de beaucoup de nos difficultés est dans le travail sur le langage.
La langue sera la baguette qui trouve les sources de pensée.
C’est une langue belle à qui sait la défendre / Elle offre les trésors de richesses infinies / Les mots qui nous manquaient pour pouvoir nous comprendre / Et la force qu’il faut pour vivre en harmonie
L’avenir du langage, c’est moi !
Quoi qu’il en soit, je m’en remis à l’une de mes règles de vie, à savoir : lorsque tu veux quelque chose, tiens ta langue.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s’il découpait un étendard dans le parquet de l’univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c’est l’ensemble du langage ainsi, qu’il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Mais est-ce qu’il ne se pourrait pas que le langage ait d’autres effets que de mener les gens par le bout du nez à se reproduire encore, en corps à corps et en corps incarné.
Les idées et les mots ont pris de la poussière qu’il faut au philosophe de la vie réinventer le langage à chaque instant, pour nommer les choses nouvelles.
Flatter la veulerie, lécher les mous : voilà désormais tout ce qu’on attend de la culture écrite.

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