Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près.
Écrivaine, 1909-1943Entre deux hommes qui n’ont pas l’expérience de Dieu, celui qui le nie en est peut-être le plus près.
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Source vérifiée
La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 25
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La science, la morale, l’histoire se passent très bien de Dieu. Ce sont les hommes qui ne s’en passent pas.
L’homme ne peut s’éclairer par Dieu ; c’est par l’homme qu’on essaiera d’éclairer Dieu.
L’absence c’est Dieu. Dieu, c’est la solitude des hommes.
Où n’atteint pas l’œil de l’homme pénètre le regard de Dieu.
L’homme est divin par essence mais il ne le sait que trop rarement, et quand il le sent par intuition il a peur de l’admettre…
Il n’est pas deux individus sur la terre, qui aient, ou qui puissent avoir les mêmes idées de leur Dieu.
Le grand acte de foi, c’est lorsque l’homme décide qu’il n’est pas Dieu.
Si croire en Dieu peut comporter certaines obscurités, nier Dieu comporte une absurdité.
L’homme n’est pas Dieu. Faisons au moins en sorte, et l’on n’en a jamais fini, qu’il soit a peu près humain.
Il me semble parfois qu’en créant l’homme Dieu ait surestimé ses possibilités.

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