C’est un grand danger que celui d’aimer Dieu comme un joueur aime le jeu.
Écrivaine, 1909-1943C’est un grand danger que celui d’aimer Dieu comme un joueur aime le jeu.
Écrivaine, 1909-1943Partager sur
Source vérifiée
La Pesanteur et la Grâce (1947), chapitre 12
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Être amoureux, c’est se créer une religion dont le dieu est faillible.
: Encore le jeu du pardon ? (Un temps.) C’est un jeu qui m’ennuie : je ne suis pas dans le coup. Je n’ai qualité ni pour condamner ni pour absoudre : c’est l’affaire de Dieu.
Jouir de sa vie, c’est aussi glorifier Dieu et même tout autant que se sacrifier.
Tout se joue dans la plénitude de l’amour de Dieu. Peu importe que l’on soit moine ou marié, coureur d’aventure ou biscuitier, il n’est que l’amour de Dieu qui compte.
Le monde moderne vit donc un affrontement entre deux amours bien différents : l’amour de Dieu poussé jusqu’au mépris de soi et l’amour de soi poussé jusqu’au mépris de Dieu.
Dieu a peur de l’homme.
Dieu a aussi son enfer : c’est son amour des hommes.
Craignez Dieu, et vos ennemis vous craindront.
C’est une extrême folie de ne vouloir point ce que Dieu veut, et de vouloir ce qu’il ne veut pas.
Aimer, c’est vivre dangereusement.

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