Biographie courte et informations sur Alphonse Daudet
Alphonse Daudet est né en 1840 à Nîmes dans une famille catholique. Après des difficultés familiales, il quitte ses études et devient maître d’études. Il s’installe à Paris en 1857 pour devenir écrivain. Il publie ses premières œuvres dans les années 1860, dont Lettres de mon moulin et Tartarin de Tarascon. Marié à Julia Allard en 1867, il écrit romans, contes et pièces de théâtre. Atteint de syphilis, il meurt en 1897 à Paris, laissant une œuvre où la Provence joue un rôle central.
- Un jour cependant, ce faquin de marquis se permit de répliquer, en pleine étude, avec une insolence telle que je perdis toute patience.
- Les femmes aiment à consoler, et porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d’elles.
- Morte !... Morte !... Il y a de ces mots qu’on prononce sans pouvoir les comprendre.
- À tâtons, de ses vieilles mains qui tremblent, elle cherche le loquet... Une fenêtre qui s’ouvre, le bruit d’un corps sur les dalles de la cour, et c’est tout...
- Est-ce horrible, tant de vies humaines sacrifiées, tant d’efforts, de courage, d’intelligence inutiles ?
- Eh ! Faites-la donc, mon Dieu, votre malle, une bonne fois ! Qu’on n’entende plus parler de vous...
- Pourtant si, c’est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu’il ne faut plus jamais laisser seul.
- Et nos deux âmes s’étreignirent de toute la force de nos bras.
- Plus de printemps, plus de jeunesse. Ou du moins tous deux aigres, durs, âpres, sans bonté, sans douceur.
- Tartarin racontait ses amours avec la princesse Likiriki, et leur séparation déchirante. Il savait que les femmes aiment à consoler, et que porter ses chagrins de coeur en écharpe est la meilleure façon de réussir auprès d’elles.
- Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C’étaient, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
- A lui voir tant de prudence, n’allez pas croire au moins que Tartarin eût peur... Non ! Seulement il se gardait.
- Le seul menteur du Midi, s’il y en a un, c’est le soleil. Tout ce qu’il touche, il l’exagère.
- Ces visages détendus, abandonnés dans le sommeil.
- Du reste, ce fragment de ma vie que je passe sous silence, le lecteur ne perdra rien à ne pas le connaître.
- Relire un livre, aux différents âges de la vie, c’est réviser un procès dont le juge a vieilli et qui se juge lui-même.
- L’oeuvre qu’on portait en soi paraît toujours plus belle que celle qu’on a faite. Tant de choses se perdent en ce voyage de la tête à la main !
- L’homme du Midi ne ment pas, il se trompe. Il ne dit pas toujours la vérité, mais il croit la dire... Son mensonge à lui, ce n’est pas du mensonge, c’est une espèce de mirage...
- De larges tranches de pain coupées sur de petites assiettes de terre rouge, et l’on était là autour de la marmite, l’assiette tendue, la narine ouverte... Je n’ai jamais rien mangé de meilleur que cette bouillabaisse de langoustes.
- Ils avaient fini par croire que la race des meuniers était éteinte.
- Si nous mettions votre tambourinaire dans la pièce ? Il manque un clou, ça pourrait peut-être servir à accrocher le succès.
- A mesure qu’il parlait, il se sentait le coeur plus libre, cela le soulageait de s’accuser.
- Je rêvais de rester là tout le jour, comme un lézard, à boire de la lumière, en écoutant chanter les pins.
- Une femme forte, qui ne croit ni à Dieu ni au diable, mais qui accepte aveuglément les prédictions des somnambules et du marc de café.
- L’épithète doit être la maîtresse du substantif, jamais sa femme légitime.
- Les perdreaux vont par bandes et nichent ensemble aux creux des sillons, pour s’enlever à la moindre alerte...
- Si vous avez jamais passé la nuit à la belle étoile, vous savez qu’à l’heure où nous dormons, un monde mystérieux s’éveille dans la solitude et le silence.
- On a toujours une strophe à polir, une rime plus sonore à trouver.
- L’expérience et la sagesse sont boiteuses à courir après la folie et l’imprévoyance.
- À quinze ans, vingt ans tout au plus, on est déjà achevé d’imprimer.
- Je rêvais de m’installer marchand de bonheur en plein Paris.
- Tout bonheur est fait d’une foule de joies menues et inracontables.
- M. Seguin n’avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s’en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait.
- Les francs-tireurs étaient là avec leurs petits cabans, accroupis au fond d’une fosse pleine d’eau, tout le long du chemin de fer de Soissons.