Je rêvais de m’installer marchand de bonheur en plein Paris.
Écrivain, 1840-1897Je rêvais de m’installer marchand de bonheur en plein Paris.
Écrivain, 1840-1897Partager sur
Source vérifiée
Soutien de famille; moeurs contemporaines
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
C’est au cœur que les gens de Paris ont la pierre.
À dix-huit ans j’ai quitté ma province Bien décidé à empoigner la vie Le cœur léger et le bagage mince J’étais certain de conquérir Paris.
Je viens d’atterrir et j’ai le cœur brisé pour Paris et la France. Je prie avec vous. Je prie pour Paris.
C’est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l’égalité et au progrès.
Je suis venu à Paris, cette ville divine sans dieu. On ne peut décrire cela, il faut voir combien de beauté, , combien de belles choses il y a ici, au centre du monde.
Paris a tissé, paris a grandi, s’est grandi, paris a accueilli, paris a créé et s’est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c’est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.
Tout le monde prétend aimer ; mais, au fait, qui est-ce qui aime ? S’il fallait croire tous ceux qui se disent amoureux, tous les soirs la moitié de Paris serait ivre d’amour pour l’autre moitié de cette ville fortunée. Hélas ! Que n’est-ce vrai !
J’avais dans ma façon de vivre au moins cet avantage sur les gens obligés de chercher leur amusement au dehors, dans la société et le théâtre, que ma vie elle-même était devenue mon amusement et jamais ne cessa d’être nouvelle.
Un principe de la vie parisienne était de ne jamais croiser le regard de quiconque, de ne jamais sourire et de marcher le plus vite possible.
Le métier que je fais est bouleversant et ravageur. Mais il m’apporte un bonheur incommensurable. La scène, c’est une manière géniale de faire l’amour.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.