M. Seguin n’avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s’en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait.
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- Ni les caresses de leur maître, ni la peur du loup, rien ne les retenait. C’étaient, paraît-il, des chèvres indépendantes, voulant à tout prix le grand air et la liberté.
- Les perdreaux vont par bandes et nichent ensemble aux creux des sillons, pour s’enlever à la moindre alerte...
- Il n’y a pas de bonheur parfait ! Dit l’homme quand sa belle-mère mourut et qu’on lui présenta la note des pompes funèbres.
- Dieu n’a pas prévu le bonheur pour ses créatures il n’a prévu que des compensations : la pêche à la ligne, l’amour, le gâtisme.
- Et le simple berger lui-même qui veille ses moutons sous les étoiles, s’il prend conscience de son rôle, se découvre plus qu’un berger. Il est une sentinelle. Et chaque sentinelle est responsable de tout l’empire.
- La brebis morte n’a plus peur du loup.
- A force de gratter le sol, chèvre est mal couchée.
- Guillaume est un survivant. Il n’est pas commun de vivre aussi longtemps que lui dans ce milieu, parmi ces hommes de cheval qui mangent comme des loups, boivent comme des trous, et que les coups de sang terrassent quand ils ne sont pas brutalement cassés dans l’exercice de leur métier.
- Dieu est un étrange berger, qui attend de ses agneaux qu’ils soient dévots.
- Le faisan de la lande becquette tous les dix pas; il boit tous les cent pas; il ne veut pas sa nourriture au prix de sa mise en cage. Ainsi il n’envie point le bonheur d’un roi.
- Le maître ne l’aimait plus une telle découverte ébranle toujours un chien, elle l’emplit de tristesse, lui ôte le goût de vivre.
- Qui n’a pas connu l’absence ne sait rien de l’amour. Qui a connu l’absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l’approche de leur mort.
- L’homme se distingue des autres animaux surtout en ceci : il est le seul qui maltraite sa femelle, méfait dont ni les loups ni les lâches coyotes ne se rendent coupables, ni même le chien dégénéré par la domestication.
- Tant que les hommes massacreront les animaux, ils s’entre-tueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour.