Le faisan de la lande becquette tous les dix pas; il boit tous les cent pas; il ne veut pas sa nourriture au prix de sa mise en cage. Ainsi il n’envie point le bonheur d’un roi.
Image : Le faisan de la lande becquette...

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- Les princes d’aujourd’hui, même s’ils n’étaient que d’opérette, auraient-ils tellement besoin d’argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
- Une vie dans l’abondance et le confort bourgeois est en contradiction avec l’esprit d’une sainte pauvreté et sépare du pauvre crucifié.
- Le sage doit quitter la vie avec autant de décence qu’il se retire d’un festin.
- Il n’y a pas, a-t-il dit un jour, de vie noble et supérieure, si l’on ne sait pas qu’il existe des diables et des démons et si on ne les combat pas constamment.
- Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
- La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner.
- N’estimez l’argent ni plus ni moins qu’il ne vaut : c’est un bon serviteur mais un mauvais maître.
- Les rois font des hommes comme des pièces de monnaie; ils les font valoir ce qu’ils veulent, et l’on est forcé de les recevoir selon leur cours, et non pas selon leur véritable prix.
- Dieu n’a pas voulu Que le noble vin se perde; C’est pourquoi il ne nous donne pas que la vigne, mais également la noble soif.
- N’aille an banquet, qui ne veut pas manger; Ni sur la mer, qui a peur du danger; Ni à la cour, qui dit tout ce qu’il pense; Non plus au bal, qui n’aime pas la danse.
- Celui qui distingue la vraie saveur de ce qu’il mange ne sera jamais un glouton; celui qui ne le fait pas ne peut pas être autre chose.
- C’est faiblesse de céder aux maux, mais c’est folie de le nourrir.
- Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel - ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
- Il n’est aucun mortel qui puisse se dire libre. Esclave des richesses ou de la fortune, soumis aux caprices de la multitude, ou aux ordres arbitraires des lois, l’homme, dans sa conduite, ne dépend jamais de lui-même.
- Ce n’est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu’on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l’air et écume dans l’eau.