Ce n’est ni sur de la plume ni sous des couvertures qu’on parvient à la gloire. Qui sans elle conserve sa vie laisse sur la terre pareil vestige de soi que fumée dans l’air et écume dans l’eau.
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- La vie éternelle ne commence-t-elle pas lorsque la dépouille se dissout, se laisse avaler par la terre, digérer par elle, et retourne ainsi dans le grand cycle de la nature ?
- Si on meurt ici plus vite qu’ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d’énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
- La vie sans fumée est comme le fumet sans le rôti.
- On ne peut bien décrire la vie des hommes, si on ne la fait pas baigner dans le sommeil où elle plonge et qui, nuit après nuit, la contourne comme une presqu’île est cernée par la mer.
- N’est-ce pas dans l’eau stagnante et fangeuse, dans la lourde humidité des terres mouillées sous la chaleur du soleil, que remua, que vibra, que s’ouvrit au jour le premier germe de vie ?
- Je n’appelle pas cette misérable étincelle sur un petit tas de boue, une vie.
- Ah ! Le toit de chaume aspire au repos ! Elle aspire au repos, la minime flamme dansante sur l’étang morne ! Il aspire au repos, l’esprit vigilant qui se débat dans la chair des hommes depuis le commencement du monde.
- Personne ne peut voir au soleil la fumée d’un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d’en être le seigneur.
- Pour savourer, il faut s’arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l’instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
- La vie a, comme un feu, fumée, flamme et cendre.
- Que l’idéal ne se décolore point en nous, ou le feu sacré de la vie s’éteindra.
- Dans la mesure où l’homme est capable de donner la mort, et c’est même ce qu’il fait de mieux ! Pourquoi n’arriverait-il pas à créer la vie ?
- Le seul moyen de ne détruire aucune parcelle de vie serait de ne pas exister, ce qui est tout de même gênant pour qui veut profiter de la vie.
- Nous sommes un peu comme des éponges qui aspirons la vie sans le savoir et qui la rendons ensuite, transformée, sans connaître le travail d’alchimie qui s’est produit en nous.
- Un être a besoin de respirer à chaque minute, et il a besoin de respirer l’amour tous les jours. Cette envie de rendre L’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là.