Les princes d’aujourd’hui, même s’ils n’étaient que d’opérette, auraient-ils tellement besoin d’argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
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- Christine, comme tous les princes, aimait mieux être flattée que servie.
- Qui redescend d’une montagne de joyaux les mains vides mérite de mendier sa vie.
- Les aises de la vie, l’abondance, le calme d’une grande prospérité font que les princes ont de la joie de reste pour vivre...
- Le faisan de la lande becquette tous les dix pas; il boit tous les cent pas; il ne veut pas sa nourriture au prix de sa mise en cage. Ainsi il n’envie point le bonheur d’un roi.
- Les rois de France, en vendant la noblesse, n’ont pas songé à vendre aussi le temps, qui manque toujours aux parvenus.
- Eh bien ? Parce qu’ils n’adorent pas l’or et l’argent au point de leur sacrifier corps et âme, est-ce une raison pour les traiter de bêtes ? N’est-ce pas plutôt le contraire ?
- Les rois font des hommes comme des pièces de monnaie; ils les font valoir ce qu’ils veulent, et l’on est forcé de les recevoir selon leur cours, et non pas selon leur véritable prix.
- Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
- Si les Courvoisier donnaient un dîner de famille ou un dîner pour un prince, l’adjonction d’un homme d’esprit, d’un ami de leur fils, leur semblait une anomalie capable de produire le plus mauvais effet.
- Elle) lui gagnerait le coeur d’un prince libéral, - Et de tous ses trésors l’abandon général.
- Seuls, les puissants et les grands brigands confondent la vie et le monde. Ils sont fous; ils croient que pour atteindre le paradis il suffit de poser son cul sur la tête des pauvres et de les cravacher pour les pousser au ciel.
- Les princes ont un singulier penchant à accorder à ceux qui demandent, à employer ceux qui se présentent, et à croire des talents à ceux qui s’en donnent.
- Aussi est-il nécessaire au Prince qui se veut conserver qu’il apprenne à pouvoir n’être pas bon...
- On peut vivre sans richesse, presque sans le sou. Des seigneurs et des princesses, y’en a plus beaucoup. Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas, non, non, non, non, on ne le pourrait pas.
- Le prince habile dans l’art de gouverner les hommes se sert de leurs défauts pour réprimer leurs vices.