Les rois de France, en vendant la noblesse, n’ont pas songé à vendre aussi le temps, qui manque toujours aux parvenus.
Écrivain, 1753-1801Les rois de France, en vendant la noblesse, n’ont pas songé à vendre aussi le temps, qui manque toujours aux parvenus.
Écrivain, 1753-1801Partager sur
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Mémoires de Rivarol : avec des notes et des éclaircissemens historiques
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Les rois font des hommes comme des pièces de monnaie ; ils les font valoir ce qu’ils veulent, et l’on est forcé de les recevoir selon leur cours, et non pas selon leur véritable prix.
Service de grand, n’est pas héritage. (Vient du temps où les offices cessaient à la mort du roi.).
Les princes d’aujourd’hui, même s’ils n’étaient que d’opérette, auraient-ils tellement besoin d’argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?
La révolution Française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie qui s’est de plus en plus abâtardie jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.
Ma conviction c’est que les Français ne confieront pas leur destin à quelqu’un qui n’a aucune expérience, et surtout qui n’a rien démontré pour le moment.
La France n’a guère la culture du compromis.
Le grand souci des hommes d’affaires français n’est pas de gagner de l’argent, mais d’empêcher les autres d’en gagner.
Thésauriser l’argent de cette façon, ce serait faire Charlemagne. Assez de cette folie.
La pâle mort frappe d’un pied indifférent les masures des pauvres et les palais des rois.
Le faisan de la lande becquette tous les dix pas ; il boit tous les cent pas ; il ne veut pas sa nourriture au prix de sa mise en cage. Ainsi il n’envie point le bonheur d’un roi.

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