Biographie courte et informations sur Alain Peyrefitte
Alain Peyrefitte est né le 26 août 1925 à Najac en Aveyron et est mort le 27 novembre 1999 à Paris. Il a exercé les métiers de diplomate, d’homme politique et d’écrivain. Entre 1962 et 1981, il a occupé plusieurs postes ministériels, dont ceux de l’Information, de l’Éducation et de la Justice. Il a également été maire de Provins pendant plus de 30 ans. Écrivain reconnu, il a publié des ouvrages tels que Le Mal français, La Société de confianceet Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera. Il a été élu à l’Académie française en 1977.
- La confiance en soi retrouvée autorise une certaine confiance aux autres, même si cette double confiance est encore fragile et à tout instant révocable.
- Punir est devenu un cas particulier de notre devoir général de prendre acte de la responsabilité individuelle dans une société de liberté.
- La télévision, c’est le gouvernement dans la salle à manger de chaque Français.
- La méthode didactique a formé le professeur : parole impérative, démonstration déductive, uniformité dogmatique, référence au texte imprimé. Parce que cet enseignement ne se fonde pas sur la curiosité des élèves, il se soutient par l’autorité - intellectuelle et morale.
- Les juges sont eux-mêmes exposés à tous les déséquilibres... Soumis au pouvoir exécutif, ils réduiraient la justice à être une auxiliaire de la police; dressés contre lui; ils transformeraient la séparation des pouvoirs en conflit des pouvoirs...
- Eduquer c’est à la fois conduire un enfant à l’autonomie intellectuelle, l’éveiller à la responsabilité morale et civique, lui transmettre la culture de son pays. Non une culture-spectacle qu’ il observerait passivement, mais l’ensemble des constructions logiques, esthétiques, éthiques, qui fondent notre civilisation et auxquelles il est invité à participer.
- La révolution Française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie qui s’est de plus en plus abâtardie jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays.
- Chiang Kai-shek croyait aux villes, à l’armement moderne, à l’aide américaine. Mao croyait aux manants armés de piques et ne comptant que sur eux-mêmes. Paysan, il ne doute pas un instant de la prise du pouvoir par une armée paysanne. Dans cette foi de roc, réside le secret de sa victoire.
- Se savoir autre, admettre les différences, ne prétendre ni imposer sa façon d’être, ni copier celle des autres, c’est une sagesse à laquelle il est devenu audacieux d’aspirer.