Christine, comme tous les princes, aimait mieux être flattée que servie.
Écrivain, 1717-1783 Image : After Maurice Quentin de La Tour, Domaine public, Wikimedia Commons Christine, comme tous les princes, aimait mieux être flattée que servie.
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Oeuvres d'Alembert
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À peine éblouie par sa gloire, sachant qu’elle lui a tout donné : courage, force, génie, respect de l’ordre et sens du devoir, elle s’efface et reste seule à ne pas perdre la tête au milieu de l’éblouissement du miracle impérial.
Le lien de la maternité n’aurait servi de rien à Marie, si elle n’avait porté le Christ plus bienheureusement dans son cœur que dans sa chair.
Rose, ô pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières.
Une riche dot ajoute plus à l’orgueil d’une femme qu’à la reconnaissance d’une fille.
Chez une jolie femme, la coquetterie est de la conscience.
Il n’est rien de moins aristocrate que l’amour ; tel grand seigneur court les boniches, de qui sa femme viole la livrée.
Les princes ont un singulier penchant à accorder à ceux qui demandent, à employer ceux qui se présentent, et à croire des talents à ceux qui s’en donnent.
Avant-guerre, elle les avait démasqués de loin, les petits ambitieux qui la trouvaient banale vue de face, mais très jolie vue de dot.
Oui elle était jolie et elle avait la tête aussi bien vissée sur les épaules que n’importe quel gars. À part l’habitude, commune à toute les femelles, de vouloir régenter tout son monde, cette tête de pioche n’avait aucun défaut.
Les princes d’aujourd’hui, même s’ils n’étaient que d’opérette, auraient-ils tellement besoin d’argent que, comme de pauvres starlettes de troisième zone, ils devraient vendre leur vie ?

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