Rose, ô pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières.
Écrivain, 1875-1926Rose, ô pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières.
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Sonnets à Orphée
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Mai sans rose rend l’âme morose.
La rose est sans pourquoi.
Cueille cueille la rose et ne t’occupe pas de ton destin.
La rose et moi différons d’une chose : Un soleil voit naître et mourir la rose, mille soleils ont vu naître m’amour, dont l’action jamais ne se repose. Que plût à Dieu que telle amour enclose, comme une fleur, ne m’eût duré qu’un jour.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain : Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
La rose n’a d’épines que pour celui qui veut la cueillir.
Et rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
Quand elles sont en fer forgé.
Femme : Rose qui prend parfois deux « s ».
L’amour constant ressemble à la fleur du soleil,
Qui rend à son déclin, le soir, le même hommage
Dont elle a, le matin, salué son réveil !
La vie serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois consoler la vieillesse des honnêtes gens.

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