La vie serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois consoler la vieillesse des honnêtes gens.
Écrivain, 1844-1924 Image : Nobel Foundation, Domaine public, Wikimedia Commons La vie serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois consoler la vieillesse des honnêtes gens.
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Source vérifiée
L’Anneau d’améthyste (1899), chapitre X
Le texte original diffère de quelques mots.
… Cette nymphe me rappelle que j’ai passé les jours d’aimer et qu’il est temps de cultiver des vices choisis.La vie serait vraiment trop triste si le rose essaim des pensées polissonnes ne venait parfois consoler la vieillesse des honnêtes gens.Je puis faire part de cette sagesse à un esprit rare comme le vôtre et capable de la comprendre.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Mai sans rose rend l’âme morose.
La tristesse rend vieux avant l’heure.
Vouloir rendre l’amour raisonnable, c’est en faire un triste vieillard.
La vieillesse chagrine incessamment amasse ;
Garde, non pas pour soi, les trésors qu’elle entasse,
Marche en tous ses desseins d’un pas lent et glacé.
Rose, ô pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous tant de paupières.
Si un jour votre cœur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.
Le philosophe doit regarder la vieillesse comme un préjugé.
Il faut que la vieillesse soit sainte, sinon elle est obsédée.
Qui ne voit pas la mort en rose est affecté d’un daltonisme du cœur.
Pendant une bouffée de silence, épaisse comme une brume, je viens d’entendre choir sur la table voisine les pétales d’une rose qui n’attendait, elle aussi, que d’être seule pour défleurir.

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