À peine éblouie par sa gloire, sachant qu’elle lui a tout donné : courage, force, génie, respect de l’ordre et sens du devoir, elle s’efface et reste seule à ne pas perdre la tête au milieu de l’éblouissement du miracle impérial.
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- On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.
- L’homme fort sent sa propre dignité, rit en lui-même des pitoyables inventions avec lesquelles on veut tenter son courage, et, sûr de leur impuissance, il s’endort sans inquiétude et s’éveille sans crainte.
- Dans la guerre, le courage et l’impétuosité sont de bons serviteurs. Mais ce sont de mauvais maîtres...
- Le suicide est le plus grand des crimes. Quel courage peut avoir celui qui tremble devant un revers de fortune ? Le véritable héroïsme consiste à être supérieur aux maux de la vie.
- Sans avoir besoin de la mort pour exciter sa piété, sa piété s’excitait toujours assez elle-même, et prenait dans sa propre force un continuel accroissement.
- Elle ne me ménage pas. Elle n’a rien de mieux à faire (de porter plainte, ndlr). Je la dérange, mais pour faire des choses dans la vie il faut avoir de la force. Je ne sais pas si elle a cette force-là.
- Les Puissants, qui ont tout dans cette vie, n’attendent plus qu’une chose : l’immortalité. Faisons-leur confiance pour mettre autant d’habileté et d’acharnement à la construire qu’ils en ont déployé pour atteindre au pouvoir.
- Qui a dansé sur le cadavre de la liberté ne peut pas espérer qu’elle vole soudain à son secours !
- La vieillesse est noble, lorsqu’elle se défend elle -même, garde ses droits, ne se vend à personne, et jusqu’au dernier souffle domine sur les siens.
- C’était en somme une jolie intelligence de femme. Elle n’inventait rien, mais elle comprenait tout.
- C’était peut être ça la liberté. Personne pour s’inquiéter de l’heure à laquelle elle rentrait, personne pour s’inquiéter de ce qu’elle faisait.
- Au fil des mois, la pratique des livres dans laquelle elle n’avait vu à l’origine que le symbole de sa libération et l’instrument d’une revanche sur le destin, finit par se muer en passion toute pure.
- Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
- Seule face à elle-même. Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
- Il en va ainsi de la vie. Elle n’a de foi qu’en elle-même. Quand aucune pensée ne l’entrave elle va contre toute raison sans autre but que d’être encore, un jour, une heure, un pas de plus.