Glissant aux choses religieuses comme par un attirement irrésistible à la pente d’un doux abîme, elle s’abandonnait à l’angoisse et à la langueur d’une conscience absolument découragée.
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- Chez l’homme civilisé, la crainte de ses morts n’a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
- Souvent je ne pouvais m’empêcher de croire que ce qui me donnait, en pensant à elle, la troublante cuisson de tels désirs, était un de ces faits pathologiques et monstrueux qui dominent également la science de l’homme et sa volonté.
- Le livre en ta pensée entre, il défait en elle Les liens que l’erreur à la vérité mêle, car toute conscience est un noeud gordien. Il est ton médecin, ton guide, ton gardien. Ta haine, il la guérit; ta démence, il te l’ôte.
- La bête qui ronge leur conscience leur en laisse assez pour qu’ils connaissent, par instants, l’horreur d’être là.
- Les morsures de la conscience sont les motions sadiques du christianisme.
- Harcelée par les reproches de ses parents, elle était prête à sombrer dans un amer défaitisme.
- Elle pleure parce que son coeur s’est remis à battre aujourd’hui alors qu’elle n’y croyait plus depuis longtemps. Elle a eu une vie plus dure que ce qu’elle aurait imaginé. Elle a surtout connue la solitude.
- Elle reste très donneuse. Autrefois, c’était par charité, puis, ce fut par orgueil. Maintenant, c’est par humilité, pour qu’on la supporte, car elle a peur de la solitude.
- Elle avait du mal à envisager l’existence d’un paradis et d’un enfer éternels - la vie ressemble déjà assez à une condamnation, que cette condamnation se poursuive après la mort paraissait absurde et injuste.
- Avec la superstition des âmes que la solitude a rendues farouches, elle s’imaginait confusément que tous les actes de sa vie étaient prescrits d’avance par une volonté inconnue.
- Cette indifférence, cette absence de peur jetèrent un pont fragile qui m’éloigna de la mort. La conscience qu’ici on n’allait pas me battre, car ici on ne battait pas, cette prise de conscience engendra de nouvelles forces et de nouveaux sentiments.
- Voilà mademoiselle qui s’enferme à double tour. Bien sur qu’elle a peur de la Bête du Bon Dieu.
- Seule face à elle-même. Elle se mariait donc, maudite de ses parents. Rejetée, excommuniée, le herem était sur elle. Impure, sale, reniée par les siens. Et elle avait fait fait le choix de ne pas suivre ses parents, la tradition ancestrale.
- L’ambition enivre la conscience et fait chanceler la droiture.
- Nous avons perdu l’usage d’une rigoureuse harmonie entre la conscience et la réflexion.