Nous avons perdu l’usage d’une rigoureuse harmonie entre la conscience et la réflexion.
Source : L’immortalité
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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Transformer notre conscience individuelle c’est enclencher le processus de transformation collective.
Perdre conscience de ce qu’on est, de ce que l’on devient, c’est en quelque sorte renaître…
Quoi qu’on fasse, notre conscience nous trouve. Le passé refait toujours surface.
La conscience suppose une séparation de moi d’avec moi.
Toute vérité nue et crue n’a pas assez passé par l’âme, pas assez roulé dans notre tête ; l’intelligence ne l’a pas assez épurée, le cœur assez imbibée de ses sucs, l’imagination assez parée de ses livrées.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l’esprit humain de toute façon. C’est un piège mortel.
Notre époque est devenue tellement douillette qu’elle tente de médicaliser la conscience mais elle ne parviendra pas à nous guérir d’être des hommes.
Toute certitude qui se retire de notre conscience la soulage au début, puis l’alourdit d’une nouvelle interrogation.
Une collectivité n’a pas de conscience. Lorsqu’elle paraît en avoir une, c’est qu’il y subsiste le nombre indispensable de consciences réfractaires.
On n’exprime efficacement, et par conséquent avec le maximum de profit, que les sentiments sincères. De plus, on a la conscience en paix.

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