On n’exprime efficacement, et par conséquent avec le maximum de profit, que les sentiments sincères. De plus, on a la conscience en paix.
Écrivain, 1895-1981On n’exprime efficacement, et par conséquent avec le maximum de profit, que les sentiments sincères. De plus, on a la conscience en paix.
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Belle du Seigneur
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On n’atteint à la paix du cœur, si elle est de ce monde, que par le travail inlassable, la déception fréquente, et le sentiment d’une juste humilité.
À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
La véritable forme du sentiment, ce n’est pas la conscience qu’on en a, mais l’action qu’on en tire.
Il en est peu d’entre nous qui n’aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
Dans les conditions où il est prêté, le serment maçonnique n’oblige aucune conscience, mais il faut, pour en bien sentir la nullité, un esprit pénétrant et un caractère très ferme.
On n’est pas heureux. Notre bonheur, c’est le silence du malheur.
Le silence, cette paix totale qui arrive plus qu’on ne la provoque, qui concerne l’esprit plutôt que l’ouïe.
On a beau prétendre qu’on se moque des interdits, de la morale, des mœurs établies, dès qu’on s’en exclut il faut puiser quotidiennement dans son énergie pour se persuader qu’on est néanmoins dans la bonne voie, celle du désir, de la vérité, de l’amour.
Une bonne conscience ne nous excite pas à notre perte mais toujours à notre salut.
On ne saurait conserver longtemps les sentiments qu’on doit avoir pour ses amis et pour ses bienfaiteurs, si on se laisse la liberté de parler souvent de leurs défauts.

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