À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
Dramaturge, 495-406À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
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Il faut se taire ou dire des choses qui vaillent mieux que le silence.
C’est en se heurtant à du silence qu’on épuise le plus sûrement ses dons d’éloquence et de persuasion.
Il existe une manière de ne pas dire les choses qui les dit. Savoir user du silence est une force.
Prends la parole dans deux circonstances, ou quand il s’agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l’exige. Dans ces deux cas seuls la parole est préférable au silence ; dans tous les autres, il vaut mieux se taire que de parler pour ne rien dire.
Parler, c’est abuser ; penser, c’est usurper. La voix sert à se taire et l’esprit à ramper. Le monde est à plat ventre, et l’homme, altier naguère, doux et souple aujourd’hui, tremble.
Paix ! dit la guerre.
Le silence devient lâcheté lorsque l’occasion exige de dire toute la vérité et d’agir en conséquence.
Le silence est un argument mené par d’autres moyens.
Quand tu t’imposes le silence, tu trouves des pensées ; quand tu te fais une loi de parler, tu ne trouves rien à dire.
Il est un silence plus calomnieux que le discours et j’ai mieux aimé quelquefois parler mal à propos que de me taire.
On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?

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