Quand tu t’imposes le silence, tu trouves des pensées ; quand tu te fais une loi de parler, tu ne trouves rien à dire.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons Quand tu t’imposes le silence, tu trouves des pensées ; quand tu te fais une loi de parler, tu ne trouves rien à dire.
Romancier, 1783-1842 Image : Olof Johan Södermark, Domaine public, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Pensées : Filosofia nova (1931), chapitre 12
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il existe une manière de ne pas dire les choses qui les dit. Savoir user du silence est une force.
Ne parlez pas à moins de pouvoir améliorer le silence.
Celui qui parle beaucoup est souvent réduit au silence.
Prends la parole dans deux circonstances, ou quand il s’agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l’exige. Dans ces deux cas seuls la parole est préférable au silence ; dans tous les autres, il vaut mieux se taire que de parler pour ne rien dire.
À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
Ne vous faites pas une loi de n’ouvrir la bouche que si vous avez quelque chose à dire ; vous serez amené à prononcer des paroles que vous auriez eu avantage à taire.
Le silence dans une conversation est l’indispensable place laissée à la libre interprétation.
Parler sans penser, c’est tirer sans viser.
Il y a des silences qui en disent longs, comme des paroles qui ne signifient rien.
Il faut toujours se faire entendre ; mais il ne faut pas tout dire : celui qui dit tout dit peu de choses, car à la fin on ne l’écoute plus.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.