- Otez du monde la peur et la vanité, il y restera la sensualité, l’argent et la paresse.
- Qui regrette un bienfait le perd, et qui exige de la reconnaissance n’en mérite point.
- Il existe une manière de ne pas dire les choses qui les dit. Savoir user du silence est une force.
- Souhaiter la mort de quelqu’un, c’est l’assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes !
- L’homme d’expérience est celui qui a pris la mesure des choses, l’homme sans expérience celui qui les mesure sur ses illusions.
- Il est toujours difficile de discerner, dans la défaite comme dans le succès, ce qui appartient aux circonstances et ce qui est de l’homme. Presque toujours, des deux côtés, nous donnons trop ou trop peu.
- On peut aimer encore la blessure qu’une femme vous a faite, quelque souffrance qu’elle vous cause; un homme jamais ne chérit celle qu’il doit à un homme.
- Certaines personnes qui ont perdu le naturel veulent le rattraper : elles l’affectent et le perdent encore davantage.
- Rien n’offense les esprits délicats et les coeurs profonds comme l’indiscrétion et le bavardage.
- Quel stoïcisme résiste à une rage de dents ? Il faut presque être un héros pour ne pas se gratter là où cela vous démange.
- Un médecin, un notaire, un prêtre qui trahissent le secret de leurs clients, commettent un abus de confiance. Des bavards, en de pareilles professions, deviennent presque criminels.
- Jamais deux amis ne se confondent, ils s’unissent. L’amitié se nourrit de services, elle en produit; l’amour veut des sacrifices qui vont jusqu’à tout abandonner, même la vie, pour l’être aimé.
- On trouve toujours une femme sur le chemin du ciel ou sur celui de l’enfer.
- Toute femme qui enfante, accouche d’une destinée : l’homme et la femme dans leurs enfants engendrent le commun devoir, l’éducation.
- Il n’y a que la femme qui cultive l’homme, il, n’y a que l’homme qui la cultive; ils se dépravent ou s’améliorent l’un par l’autre.
- Un acte d’ostentation est toujours une faute de goût; le luxe où l’on met de l’ostentation pèche contre lui. Cela vient de ce que le Moi s’étale dans toute chose d’ostentation, et qu’il n’y a rien de plus mauvais goût que le moi.