On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
Écrivain, 1797-1863On étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence ?
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Cinq-Mars (1826), chapitre XXVI
… mais, insensible à ce bruit des voix qui divinisaient son génie, il eût donné tous leurs propos pour un seul mot, un seul geste de ce public immobile et inflexible, quand même ce mot eût été un cri de haine; caron étouffe les clameurs, mais comment se venger du silence?On empêche un peuple de frapper, mais qui l’empêchera d’attendre? …
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Pour que demeure le secret
Nous tairons jusqu’au silence.
Les gens vivent sans souffler mot de peur d’avoir à garder le silence !
Dès que le silence se fait, les gens le meublent.
À force de parler, qu’on plaise ou déplaise, ou qu’on fasse pitié, on force le silence le plus résolu.
Il faut se taire ou dire des choses qui vaillent mieux que le silence.
Le meilleur moyen de mentir est encore de se taire.
Oh, le silence trompe aussi son monde…
C’est en se heurtant à du silence qu’on épuise le plus sûrement ses dons d’éloquence et de persuasion.
Ne parlez pas à moins de pouvoir améliorer le silence.
Il est un silence plus calomnieux que le discours et j’ai mieux aimé quelquefois parler mal à propos que de me taire.
Pour s’entendre entre mari et femme, entre collègues, entre amis, avec n’importe qui, entre les peuples, aux conférences de paix, il ne devrait y avoir que ce moyen : le silence.

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