Cette indifférence, cette absence de peur jetèrent un pont fragile qui m’éloigna de la mort. La conscience qu’ici on n’allait pas me battre, car ici on ne battait pas, cette prise de conscience engendra de nouvelles forces et de nouveaux sentiments.
Image : Cette indifférence, cette absence de peur...

Citations similaires à "Cette indifférence, cette absence de peur..." :
- Chez l’homme civilisé, la crainte de ses morts n’a rien de commun avec le mysticisme des primitifs. Elle est un retour de flamme de sa conscience, un déguisement de ses remords.
- L’instant de l’extrême fatigue, de l’extrême conscience, de l’extrême raison, veut l’immobilité totale, la non-défense, n’importe comment tu tombes, sur le ventre ou sur le dos.
- Moi, qui ai plus de conscience, j’aurais moins de liberté ?
- En supposant que j’étais malade, il m’était permis de croire que j’allais guérir, ce qui m’accordait un espoir de délivrance - espoir auquel je devais renoncer, si j’attribuais une réalité aux cauchemars embrouillés que je venais de traverser.
- C’est comme si, pour des raisons nées du progrès de ma science même, le Passé et sa découverte avaient cessé de m’intéresser. Le Passé m’a révélé la construction de l’Avenir.
- C’était une vieille crainte, une crainte qui ne m’était jamais passée : la peur qu’en ratant des fragments de sa vie, la mienne ne perde en intensité et en importance.
- La solitude me désespère; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
- Si la peur est une émotion aussi insupportable, c’est qu’elle ne représente aucune possibilité d’unification intérieure. Une émotion est le refus d’être un avec l’extérieur... La peur représente un conflit à l’intérieur de nous-mêmes... Ce à quoi nous disons non se trouve en nous.
- Nous avons perdu l’usage d’une rigoureuse harmonie entre la conscience et la réflexion.
- L’inquiétude, où s’inscrit l’intolérable décalage entre la réalité et la vie rêvée, cherche sur les quais de départ, dans des amours impossibles, au bistrot, la route des grandes évasions. Mais cette âme entraînée est une âme qui rebondit.
- Si par miracle la peur de la mort disparaissait, la vie n’aurait plus aucun moyen de défense : elle serait à la merci de notre premier caprice.
- Parfois, j’ai eu carrément tort mais que faire d’ces pensées quand le coeur est à fond. Vivre d’amour, espérer dans l’action, c’est toutes nos victoires et comme on réussit pas seul quand nous gagnons, j’retourne les miroir.
- Tout de même je l’aimais davantage maintenant; elle était loin; la présence, en écartant de nous la seule réalité, celle qu’on pense, adoucit les souffrances, et l’absence les ranime, avec l’amour.
- Nous entretenons notre conscience, parce que nous avons peur de dire la vérité aux autres; nous nous réfugions dans l’orgueil, parce que nous avons peur de nous dire la vérité à nous-mêmes.