La solitude me désespère; la compagnie des autres me pèse. La présence d’autrui dévie mes pensées; je rêve cette présence avec une distraction d’un type spécial, que toute mon attention analytique ne parvient pas à définir.
Image : La solitude me désespère; la compagnie...

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- La monotonie et la solitude d’une vie tranquille stimulent l’esprit créatif.
- Il faut jouir de soi-même dans la solitude, et, à l’égard de ses amis, ne dévoiler ses pensées qu’à mesure de l’esprit qu’on leur trouve, autrement on court le danger de leur paraître supérieur; de ce moment, on est perdu.
- Le sentiment de solitude ne vient pas parce qu’il n’y a personne autour de vous, mais de votre incapacité à communiquer avec les autres sur des choses qui vous semblent importantes.
- J’ai vécu jour après jour la différence entre lui et moi, coulé dans un univers rétréci, bourrée jusqu’à la gueule de minuscules soucis. De solitude. Je suis devenue la gardienne du foyer, la préposée à la subsistance des êtres et à l’entretien des choses.
- J’aime la solitude comme certaines gens aiment les réceptions. J’en retire un sentiment de grande liberté avec la conscience aiguë d’être délicieusement vivant, sans compter qu’elle m’apporte, dois-je le dire, le calme et l’espace dont j’ai besoin.
- Je suis devenu solitaire, ou, comme ils disent insociable et misanthrope parce que la plus sauvage solitude me paraît préférable à la société des méchants qui ne se nourrit que de trahison et de haine.
- Je suis seul, capable encore et plus que jamais d’éprouver la passion. L’ennui, l’ennui que je cultive avec une rigoureuse inconscience pare ma vie de l’uniformité d’où jaillissent la tempête et la nuit et le soleil.
- La solitude : douce absence de regards.
- Il y a un certain goût de solitude qui a pour fondement la vanité. Par regret de ne pas se sentir apprécié à la valeur qu’on se croit, on se masque de mépris pour ceux qui se refusent à ce que nous voudrions d’eux.
- Certaines choses sont trop pénibles pour être appréhendées sur le coup. Ce n’est que plus tard, dans la solitude, le souvenir, que pointe la compréhension; quand les cendres sont froides, qu’on regarde autour de soi pour se retrouver dans un monde entièrement différent.
- La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.
- C’est cette horreur de la solitude, le besoin d’oublier son moi dans la chair extérieure, que l’homme appelle noblement besoin d’aimer.
- Je crois, personnellement, qu’il est parfois moins pénible de se réveiller seule et d’éprouver un sentiment de solitude parce que l’on est effectivement seule, que de se sentir seule alors qu’on se réveille à côté de quelqu’un d’autre.
- On n’a certe pas besoin de compagnie tous les jours, mais la solitude est quelque chose qui croît en vous, peut vous enserrer et vous étouffer comme le lierre.