Biographie courte et informations sur Françoise Sagan
Françoise Sagan était une écrivaine française née en 1935 à Cajarc. Elle est devenue célèbre très jeune grâce à son premier roman Bonjour tristesse publié à 18 ans. Elle a écrit plusieurs romans connus qui parlent souvent de la vie bourgeoise et des relations amoureuses. Sagan a aussi écrit des pièces de théâtre et collaboré à des films. Elle est décédée en 2004 à Équemauville. Ses œuvres ont marqué la littérature française du XXe siècle.
- Le fait d’aimer un homme, d’être aimée, donne un tel capital de bonheur... Comme un compte en banque de bonheur.
- L’amour est un voyage dont on ne revient pas intact.
- Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
- On ne se fatigue pas de quelqu’un, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. Cela s’appelle l’expérience.
- J’en ai connu mille bonheurs et souffert ensuite mille morts. Mais je n’ai jamais pu tirer de cette aventure des idées générales.
- Nous sommes peu à penser trop, trop à penser peu...
- Le poids de l’argent empêche de prendre de la hauteur. C’est un bon valet et un mauvais maître. Et il a autant d’emprise sur ceux qui en ont que sur ceux qui n’en ont pas. De lui dépend notre possibilité d’être libre.
- Avoir entrevu la mort lui enlève beaucoup de prestige.
- C’est curieux, c’est très souvent les gens qui ont le moins goûté de la vie qui ont le plus peur de la mort.
- Les couples finissent toujours par se demander pardon, tout au moins l’un des deux. "Je te demande pardon, je ne t’aime plus. ".
- Qu’est-ce que l’amour, sinon une envie qui dure, un goût qui se fortifie ?
- Un jour, j’aimerais quelqu’un passionnément et je chercherais un chemin vers lui, ainsi, avec précaution, avec douceur, la main tremblante…
- On naît seul, on meurt seul. Entre-temps, on essaie de ne pas être trop seul. Je suis aussi profondément persuadée que tout le monde « se sent » seul et est profondément malheureux de ce fait.
- Je t’userai, je m’userai, je ne te quitterai pas, nous n’aurons pas de répit. Deux êtres humains doivent pouvoir vivre cramponnés l’un à l’autre sans respirer. Ca s’appelle l’amour.
- La nuit, aussi bien que l’alcool, est un grand révélateur.
- Mais enfin quoi ? J’étais une femme qui avait aimé un homme. C’était une histoire simple; il n’y avait pas de quoi faire des grimaces.
- Elle aurait dû savoir pourtant, comme il l’avait lui-même toujours su, qu’entre un homme et une femme qui s’aiment, la confiance, l’estime et la fidélité étaient aussi obligatoires et nécessaires que le plaisir physique.
- Une femme bien peut dire qu’elle s’est tapé tel ou tel, mais jamais qu’elle s’est tapé une choucroute.
- J’aime trop les gens pour ne pas répugner moi même à leur faire du mal; et les juger, c’est déjà leur faire mal. Aimer, ce n’est pas seulement «aimer bien»; c’est surtout comprendre.
- On ne se fatigue pas de quelqu’un, vous savez, en fait, on se fatigue d’aimer. D’éprouver de l’amour. On veut bien avoir froid si le chauffage saute, mais on ne veut plus avoir mal si le coeur en fait autant. Cela s’appelle l’expérience.
- J’avais basculé d’un coup du royaume de la solitude dans celui de l’amour et je trouvais curieux d’avoir le même visage, le même nom, le même âge.
- On a aussi peu de liberté maintenant qu’il y a vingt ans : faire l’amour était alors interdit aux jeunes filles; maintenant c’est presque devenu obligatoire. Les tabous sont les mêmes.
- Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu’on ne peut, sous leur règne, se passer de sel - ce qu’on fait pourtant si bien le reste du temps.
- Il y a des moments dans la vie - rares, je vous le concède - où il faut avoir raison.
- Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d’autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d’y voir la moindre ombre portée.
- La solitude, c’est cette conscience d’un soi immuable, assez perdu et incommunicable à la fois. Presque biologique, en somme.