Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
Écrivaine, 1935-2004Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.
Écrivaine, 1935-2004Partager sur
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Bonjour tristesse
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La banalité de la vie est à faire vomir de tristesse, quand on la considère de près.
Le bon sens populaire a fait, depuis longtemps, justice d’une expression malheureuse : on ne dit plus jamais fille de joie, on pense parfois fille de douleur.
La solitude est une sorte de tare : elle a un subtil parfum de tristesse, quelque chose qui n’attire, ni n’intéresse personne, et on en a un peu honte.
L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
Ma première impression, à son aspect, ne fut ni la surprise, ni l’étonnement, ni la tristesse, ni l’intérêt, ni la pitié, mais une curiosité qui tenait de tous ces sentiments.
Il me manquera le partage, l’émotion, le regard troublé, le rire, ce quelque chose au ventre qui vous bouffe avec bonheur et cette larme dans le coin de votre œil qui ne veut pas glisser sur votre joue.
Confinement est sans doute le mot du jour, un peu long, à notre regret, mais qui incite ou invite à la réflexion.
Une maladie, un deuil, on en parle… Mais un chagrin d’amour scelle les mots au bord de nos lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir en nous empêchant de les communiquer aux autres.
Je n’ose plus me flatter d’une réponse ; l’amour l’eût écrite avec empressement, l’amitié avec plaisir, la pitié même avec complaisance : mais la pitié, l’amitié et l’amour sont également étrangers à votre cœur.
À pauvre cœur petit souhait.

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