L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
Écrivain, 1864-1910 Image : auteur inconnu, Domaine public, Wikimedia Commons L’envie, le sentiment le plus fortifiant et le plus pur.
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Journal, 1887-1910
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La tendresse est l’abat-jour de la passion.
Pour animer le sentiment, rien n’est plus sûr qu’une caresse : Douce caresse est un aimant Pour l’amitié, pour la tendresse.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
Le bonheur, cette joie aiguë qui bouleverse le cœur, cette espèce de spasme de l’âme.
Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu’ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.
Le décor n’a de pouvoir qu’à partir du moment où nous lui en accordons un, les plus profonds sentiments ressentis s’en passant volontiers.
On peut voir le nécessaire, le comprendre, le vouloir, l’aimer même, tout en se sentant pénétré d’une douleur infinie.
Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
Il ne s’agit pas de fuir la réalité, mais de la vivre avec passion. L’éveil de la jubilation est, je crois, l’antidote le plus efficace contre l’absurde à tous les degrés.
Je l’ai souvent remarqué, les émotions fortes transfigurent les gens, comme si, dans les circonstances extrêmes, leur véritable visage, leur vrai moi, remontait à la surface.

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