Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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L'inespérée (1994)
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Notre âme a plus de capacité pour le plaisir que pour la douleur. Une douleur violente fait taire tout sentiment agréable, tandis qu’un plaisir vif ne peut étouffer le sentiment d’une douleur violente.
Toutes les formes créées sont irréelles. » Une fois que la sagesse a fait comprendre cela, on est à l’épreuve de la douleur. Ceci est le sentier de la pureté.
Le plaisir aigu, c’est le bonheur d’une souffrance.
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
Il n’est rien de plus lourd que la compassion. Même notre propre douleur n’est pas aussi lourde que la douleur coressentie avec un autre, pour un autre, à la place d’un autre, multipliée par l’imagination, prolongée dans des centaines d’échos.
Toutes les joies de la terre n’assouviraient pas encore notre soif de bonheur, et une seule douleur suffit pour envelopper la vie d’un sombre voile, pour la frapper de néant sur tous les points !
Le bonheur d’une âme sensible est altéré par l’aspect de la plus légère souffrance, c’est pour elle le pli de rose du Sybarite.
Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
Qui connaît sa douleur la décime. Mais qui connaît sa joie la décuple.

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