Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
Poète, 1524-1585Mais toujours le plaisir de douleur s’accompagne.
Poète, 1524-1585Partager sur
Source vérifiée
Les amours
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Celui qui cultive son plaisir récolte une douleur profonde.
Il n’est de douleur sans un certain plaisir. Le jour où le corps aura été dominé par le plaisir, il sera aussi dominé par la douleur.
Derrière la douleur, il y a toujours la douleur. La peine, à l’encontre du plaisir, ne porte pas de masque.
La douleur est toujours question et le plaisir, réponse.
La douleur qui se tait n’en est que plus funeste.
L’excès de la douleur, comme l’excès de la joie, est une chose violente qui dure peu.
Mais la douleur, elle, ne s’émousse pas. C’est étrange d’ailleurs : l’amour s’use, mais la douleur reste vivace. Elle change de masque, mais demeure. On ne finit jamais de souffrir alors qu’on finit, un jour, d’aimer.
C’est la douleur seule qui rend consciente la passion, et c’est pourquoi l’on aime souffrir, et faire souffrir.
Quand on a peur de la joie, il reste la douleur.
L’intemperant est bien aise et se resjouit d’avoir peché ; l’incontinent en a douleur et regret.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.