Le bonheur d’une âme sensible est altéré par l’aspect de la plus légère souffrance, c’est pour elle le pli de rose du Sybarite.

Source : Bluettes et boutades (1846)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Le bonheur d’une âme sensible est altéré par l’aspect de la plus légère souffrance, c’est pour elle le pli de rose du Sybarite.

Source : Bluettes et boutades (1846)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Partager sur
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La souffrance a son côté de joie, le désespoir a sa douceur et la mort a un sens.
Le luxe et l’éclat de la fleur affirment que le bonheur est au bout de la passion satisfaite ; son affaissement et ses pâles couleurs, que la souffrance est au bout de la passion comprimée.
Les âmes qui vivent beaucoup et vite ne souffrent pas moins que celles qui se consument dans une seule affection.
Il y a dans la douleur une pureté infatigable, la même que dans la joie, et cette pureté est en route dessous les tonnes d’imaginaire congelé.
La vie est ainsi disposée ; ce qui fait le bonheur de l’un fait nécessairement le malheur de l’autre.
On trouve un certain charme à répandre des pleurs :
En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
Le bonheur ou le malheur consistent dans une certaine disposition d’organes, favorable ou défavorable.
Et s’il y a de l’amour, on peut aussi se passer de bonheur. Même dans le chagrin, la vie est douce.
Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
Il y a une bonté qui assombrit la vie, une bonté qui est tristesse, que l’on appelle communément pitié.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.