Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu’ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.

Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu’ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.

Partager sur
Source vérifiée
Idées et sensations
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La jalousie d’autrui a, du moins, cet avantage parfois de nous faire découvrir notre propre bonheur.
C’est une espèce de bonheur, de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux.
Il est dans la nature humaine de goûter le malheur d’autrui, ne serait-ce que pour se donner l’illusion de son propre bonheur.
Ayez toujours quelque chose à désirer ; sinon votre bonheur vous rendra malheureux.
Le problème que pose le bonheur est déroutant : rares, extrêmement rares sont ceux qui le désirent. On aime plus à se raconter ses malheurs et à capter par ce récit l’oreille d’autrui qu’à taire sa joie, et à y demeurer isolé.
Un grand obstacle au bonheur, c’est de s’attendre à un trop grand bonheur.
Le bonheur que les autres vous croient ajoute à notre détresse de savoir que nous ne sommes pas heureux.
Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
Le vrai contentement n’est ni gai, ni folâtre ; jaloux d’un sentiment si doux, en le goûtant on y pense, on le savoure, on craint de l’évaporer.
C’est précisément à quoi j’en voulais venir. On a du plaisir quand on en veut avoir : c’est l’opinion seule qui rend tout difficile, qui chasse le bonheur devant nous.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.