C’est une espèce de bonheur, de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons C’est une espèce de bonheur, de connaître jusqu’à quel point on doit être malheureux.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1665), maxime 53
C’est une espèce de bonheur de connoître jusques à quel point on doit être malheureux.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
Ah ! Comme on s’accoutume au bonheur ; hélas ! On ne le connaît bien que lorsqu’on l’a perdu.
Je suis dans un de ces moments où je vois si nette la piste de ce gibier qui s’appelle le bonheur.
Ce qui fait la tristesse des uns fait la joie des autres.
Être heureux, c’est savoir entrer dans le fragile et l’éphémère de l’événement.
Du moment que le bonheur, c’est de vivre, on doit le trouver aussi bien dans la douleur que dans le plaisir et parfois jusque dans l’ennui.
Il faut savoir réaliser quand le bonheur est là, et ne pas être dans l’attente, l’impatience, le regret, le remords.
Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
Il y a des envieux qui paraissent tellement accablés de votre bonheur qu’ils vous inspirent presque la velléité de les plaindre.
Qu’il est laid le bonheur qu’on veut, qu’il est beau le malheur qu’on a.

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