Qu’il est laid le bonheur qu’on veut, qu’il est beau le malheur qu’on a.
Poète, 1889-1963 Image : Agence de presse Meurisse, Domaine public, Wikimedia Commons Qu’il est laid le bonheur qu’on veut, qu’il est beau le malheur qu’on a.
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Orphée
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C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
La vie est ainsi disposée ; ce qui fait le bonheur de l’un fait nécessairement le malheur de l’autre.
Le bonheur, c’est la somme de tous les malheurs qu’on n’a pas.
Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux.
Il n’y a qu’une sorte de bonheur, mais le malheur prend mille formes différentes.
Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment – et grâce à qui – l’on pourra le surmonter.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine. Ce qui vous arrive ne va avec rien, ou bien avec tout.
Et là, tout devient simple. Il faut aimer ce qui advient, « amor fati », « aime ton destin », voilà ma formule pour toute chose. C’est d’ailleurs la formule de la joie, sinon du bonheur – du moins de la conjuration du malheur.

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