Biographie courte et informations sur Boris Cyrulnik
Boris Cyrulnik est né en 1937 à Bordeaux, dans une famille juive d’origine ukrainienne et polonaise. Devenu orphelin à cause de la Shoah, il a été caché durant l’Occupation. Il a étudié la médecine à Paris avant d’être neuropsychiatre et psychanalyste. En tant que professionnel, il a travaillé à l’hôpital de Toulon, où il a fondé un groupe de recherche en éthologie clinique. Le concept de résilience, inspiré de John Bowlby, a été développé et vulgarisé grâce à ses efforts. Parallèlement à sa carrière médicale, il a enseigné et présidé diverses institutions culturelles. Il s’est également engagé dans la défense des animaux. Marié, il réside à La Seyne-sur-Mer avec sa famille.
- La violence animale naît de l’altération des lois de la nature, alors que la violence humaine naît de leur transgression dans la parole et le civilité.
- Le bonheur est un état qui se mérite. Il se construit, s’éprouve, s’organise, s’assume, par celui-là seul qui en est maître d’œuvre, d’ouvrage et de destin.
- La réussite n’est pas toujours une preuve d’épanouissement, elle est souvent même le bénéfice secondaire d’une souffrance cachée.
- C’est en prison qu’on rêve le mieux la liberté.
- Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
- Le plus sûr moyen de calmer l’angoisse induite par une sensation de manque consiste à remplir le vide avec des représentations ayant pour but de transposer cette souffrance.
- Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
- Cette étrange mathématique qui veut qu’un bonheur partagé est multiplié par deux.
- Pour trouver le bonheur, il faut risquer le malheur. Si vous voulez être heureux, il ne faut pas chercher à fuir le malheur à tout prix. Il faut plutôt chercher comment - et grâce à qui - l’on pourra le surmonter.
- Le principal organe de la vision, c’est la pensée. On voit avec nos idées.
- Quand tout vaut tout, rien n’a de valeur.
- Nous devrions réfléchir un peu plus à la manière dont nous avons peur aussi de nos enfants tout en vivant dans une culture qui prétend toujours les protéger.
- Si nous disions constamment ce qui nous passe par la tête, aucun couple, aucun groupe ne pourrait continuer à vivre ensemble. La brutalité serait quotidienne.
- Les animaux nous apprennent que le monde humain, sans cesse inventé, restera sans cesse à inventer. C’est dans ce travail de création que réside notre transcendance et notre aptitude à la folie. Car la folie, c’est peut-être le prix de notre liberté.
- Mais quand le sacré pointe, la violence n’est jamais loin.
- La vie est un champ de bataille où naissent les héros qui meurent pour que l’on vive.
- La rage de comprendre se transforme en plaisir d’explorer, la nécessité de fouiller l’enfer pour y trouver un coin de paradis se mue en aptitude à rencontrer des insuffleurs d’âmes.
- Tout enfant, qu’elle que soit son milieu, apprend sa langue maternelle en dix mois : trois mille mots, plus les règles de grammaire, plus l’accent. Essayer de renouveler ça, sans école ni livres, en dix mois ! C’est d’une intensité inimaginable.
- Tout innovateur est un transgresseur puisqu’il met dans la culture une pensée qui n’y était pas avant lui. Il est donc admiré par ceux qui aiment les idées nouvelles, et détesté par ceux qui se plaisent à réciter les idées admises.
- L’homme est deux fois ensorcelé : par l’évolution qui façonne son monde et suscite la pensée qui façonne son monde.