La rage de comprendre se transforme en plaisir d’explorer, la nécessité de fouiller l’enfer pour y trouver un coin de paradis se mue en aptitude à rencontrer des insuffleurs d’âmes.
AuteurLa rage de comprendre se transforme en plaisir d’explorer, la nécessité de fouiller l’enfer pour y trouver un coin de paradis se mue en aptitude à rencontrer des insuffleurs d’âmes.
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Autobiographie d'un épouvantail
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L’inquiétude, où s’inscrit l’intolérable décalage entre la réalité et la vie rêvée, cherche sur les quais de départ, dans des amours impossibles, au bistrot, la route des grandes évasions. Mais cette âme entraînée est une âme qui rebondit.
Pour atteindre le paradis, il faut connaître l’enfer.
Certains chemins du paradis, mènent aux portes des enfers.
Il me vient cette pensée affreuse que j’ai renoncé au paradis et que je suis en train de piétiner aux portes de l’enfer.
Seule la descente dans l’enfer de la connaissance de soi peut ouvrir la voie à la piété.
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
L’âme et le corps de qui l’on aime, merveilles changeantes et ondoyantes, sont royaumes infinis à explorer.
Chercher quelque chose hors de Dieu, c’est explorer le néant.
Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…
La dévotion chez certaines natures se borne à croire à l’enfer pour autrui.

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