Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…
Romancier, 1891-1980Source : La Crucifixion en rose, 1. Sexus (1949)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…
Romancier, 1891-1980Source : La Crucifixion en rose, 1. Sexus (1949)
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Il n’y a pas de vrai bonheur sans qu’il s’y mêle un petit peu le sens du malheur…
Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
Ton chagrin n’est qu’une joie et ton malheur est un bonheur à côté du mal qui me ronge et me détruit. Quand on est habitué à vivre dans le plaisir et la joie, un petit malheur semble plus insupportable qu’à quelqu’un d’un peu endurci par la vie.
Que mon bonheur est empoisonné ! Que la vie est courte ! Qu’il est triste de chercher le bonheur loin de vous ! Et que de remords si on le trouve !
Le malheur vient tout seul, le bonheur, il faut aller le chercher.
Comme la folie, est la gloire de cette vie.
Le bonheur, cette joie aiguë qui bouleverse le cœur, cette espèce de spasme de l’âme.
Je ne suis pas fou. À moins que le bonheur ne soit une forme bénigne de la folie.
Pour ce destin que l’on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu.
N’est-ce pas le destin des âmes qui s’aiment que de se déchirer ?

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