Pour ce destin que l’on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu.
Poète, 1924-2018Pour ce destin que l’on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu.
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La Mamma
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Venez nourrir mon cœur de vos regrets, venez l’abreuver de vos larmes, c’est la seule consolation que l’on puisse attendre.
Envoi ce que tu veux, seigneur, donne la joie ou la douleur, je suis content que l’une et l’autre coulent de tes mains. Ne déverse pas l’abondance de la joie ni de la souffrance. C’est entre les deux que se trouve une douce résignation.
On trouve un certain charme à répandre des pleurs :
En apaisant notre âme, ils calment nos douleurs.
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
C’est quand on est à l’apogée du malheur que l’on apprécie le plus le bonheur.
Ô récompense après une pensée Qu’un long regard sur le calme des dieux !
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu… Dans votre immense sagesse Immense ferveur Faites donc pleuvoir sans cesse Au fond de nos cœurs Des torrents de tendresse Pour que règne l’amour Règne l’amour Jusqu’à la fin des jours.
Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
Etre joyeux, c’est être un fou en liberté dans un monde de tristesse et de fantômes…

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