Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
Poète, 1821-1867 Image : Notwist, Domaine public, Wikimedia Commons Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
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Les Fleurs du mal (1857), Bénédiction
— «Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance Comme un divin remède à nos impuretés, Et comme la meilleure et la plus pure essence Qui prépare les forts aux saintes voluptés! Je sais que vous gardez une place au Poète Dans les rangs bienheureux des saintes Légions, Et que vous l’invitez à l’éternelle fête Des Trônes, des Vertus, des Dominations. …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Car c’est une grâce que de supporter, par égard pour Dieu, des peines que l’on souffre injustement.
Dieu se meurt, dieu est mort. Vive l’humanité ! Quel soulagement : notre ennemi le plus cruel est vaincu.
Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
C’est tenter Dieu que d’aimer la douleur.
Pour ce destin que l’on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu.
De grâce, ne fixez pas de limite à la bonté de Dieu, vous allez me porter malheur !
Sois endurant, dieu t’aidera dans ta constance.
Celui qui apprend doit souffrir. Et même dans notre sommeil, la douleur quine peut oublier tombe goutte à goutte sur notre cœur, et dans notre désespoir, malgré nous, par la grâce terrible de Dieu nous vient la sagesse.
La santé et le bonheur sont le seul chantage des dieux…
La souffrance est salutaire.

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