Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
Écrivain, 1804-1876 Image : Auguste Charpentier, Domaine public, Wikimedia Commons Laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois.
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Source vérifiée
Elle et Lui (1859), chapitre 7
— Laisse-moi pleurer, Thérèse, dit Laurent en se mettant à genoux, laisse-moi laver ma faute dans mes larmes;laisse-moi adorer cette pitié sainte qui a survécu en toi à l’amour brisé. Elle ne m’humilie pas comme tu crois; je sens que j’en deviendrai digne. N’exige pas que je sois calme, tu sais bien que je ne peux jamais l’être; mais crois que je peux devenir bon. Ah! Thérèse, je t’ai connue trop tard! Pourquoi ne m’as-tu pas parlé plus tôt comme tu viens de le faire? …
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Pour moi, mon amour, tu m’as tout donné, l’envie de vivre de toute la vie, tu as guéri une blessure pourtant bien profonde, tu as touché le fond de mon désespoir avec tout de délicatesse et tu m’as redonné confiance en moi !
L’Amour est un seigneur puissant, et il m’a humilié à ce point que, je le confesse, il n’est pas sur terre de souffrance égale à ses rigueurs, ni de joie comparable à ses faveurs !
Nul être au monde n’a pour moi un amour aussi pur que le vôtre, et ma foi en votre tendresse est un baume bienfaisant dont j’ai imprégné mon âme.
À celui qui n’a jamais souffert, l’amour offre un beau baptême de la douleur.
Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance comme un divin remède à nos impuretés !
Déception d’amour, la seule qui ne soit jamais pardonnée !
Venez nourrir mon cœur de vos regrets, venez l’abreuver de vos larmes, c’est la seule consolation que l’on puisse attendre.
Il faudrait guérir le manque d’amour par l’amour infini et par la magie des pardons et des sourires.
L’amour vrai, l’amour sacré, l’amour de l’âme n’habite point le cœur de l’incrédule.
Pour ce destin que l’on se forge Avec des larmes au fond des yeux Et des joies qui prennent à la gorge Merci mon Dieu.

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