Portrait de Julien Green

Citations de Julien Green

Écrivain

29 citations, dont 18 vérifiées dans ses œuvres.

Ses thèmes : Tristesse, Bonheur, Religion, Vie.

Œuvres citées : Adrienne Mesurat, Léviathan (1929), Journal, Jeunes années : autobiographie, Varouna.

Lire sa biographie
Naissance
6 septembre 1900
Décès
13 août 1998
Nationalité
Américaine

Les citations

  1. La beauté n’a souvent que faire en amour. Elle ne compte pas parce qu’on ne la voit pas. Le charme et le mystérieux pouvoir d’attirer qu’ont certains visages la remplacent et se font passer pour elle.
    Source vérifiée Jeunes Années (1985)
  2. Pour la jeunesse, le bonheur c’est jouir. Ne pas souffrir est le bonheur de l’âge.
    Source vérifiée La bouteille à la mer : 1972-1976
  3. Il y a une étrange satisfaction à toucher le fond du désespoir ; l’excès du malheur procure une espèce de sécurité, havre de grâce pour l’âme naufragée qui n’ose plus croire.
    Source vérifiée Léviathan (1929)
  4. Il m’a demandé si je portais un tricot, un bon tricot bien chaud. J’ai dit que oui, mais il ne voulait pas me croire et il voulait à tout prix fourrer ses doigts sous mon tablier.
    Source vérifiée Léviathan (1929)
  5. Avec la superstition des âmes que la solitude a rendues farouches, elle s’imaginait confusément que tous les actes de sa vie étaient prescrits d’avance par une volonté inconnue.
    Source vérifiée Adrienne Mesurat (1927)
  6. Il avait le visage fermé des gens chez qui l’étonnement a coupé net l’élan de la fureur et qui dévorent leur rage en silence.
    Source vérifiée Adrienne Mesurat (1927)
  7. Elle vit l’effroi sur le visage de sa sœur et s’en sentit gagnée par une sorte de panique.
    Source vérifiée Adrienne Mesurat (1927)
  8. La timidité de cet homme se communiquait à elle et la gênait ; elle n’était pas accoutumée à ce silence, à cette attitude pleine d’égards et de soumission.
    Source vérifiée Léviathan (1929)
  9. Une vie humaine paraît presque toujours incomplète. Elle est comme un fragment isolé dans un long message dont elle ne nous livre qu’une faible partie, souvent indéchiffrable.
    Source vérifiée Varouna (1940), Préface
  10. La vie est un roman qui a besoin d’être récrit.
    Source vérifiée Mon premier livre en anglais
  11. Le plus grand explorateur sur cette terre ne fait pas d’aussi longs voyages que celui qui descend au fond de son cœur et se penche sur les abîmes où la face de Dieu se mire parmi les étoiles.
    Source vérifiée Devant la porte sombre (1940-1943), Journal III (1946), 20 mai 1942
  12. Ce que nous faisons de plus sérieux sur cette terre c’est d’aimer, le reste ne compte guère.
    Source vérifiée Jeunes années : autobiographie
  13. L’Evangile est un livre qui ne se fermera jamais et qui s’écrit tous les jours dans le cœur des contemplatifs.
    Source vérifiée Journal
  14. Quand on donne la main à Dieu, il ne la lâche pas facilement.
    Source vérifiée Journal, 1928-1958
  15. Dommage qu’on ne connaisse ses parents que lorsqu’ils commencent à vieillir, à perdre ce qui faisait d’eux des êtres humains.
    Source vérifiée L’autre sommeil
  16. La pensée que l’humanité était perdue presque tout entière l’effleura soudain : dès l’éveil des sens, le démon reprenait ses droits, et seuls les enfants et quelques saints voyaient Dieu en paradis ; tout le reste brûlait sans fin, brûlait à jamais.
    Source vérifiée Moïra
  17. D’autres fusées partirent, les unes en gerbes d’argent, celles-ci en spirales aux courbes de plus en plus larges comme un ressort détendu, celles-là toutes droites et qui, tout d’un coup, éparpillaient dans les étoiles une infinité de petits points d’or.
    Source vérifiée Adrienne Mesurat (1927)
  18. Il y a dans le monde une insondable mélancolie qu’on ne découvre que dans la solitude, à certaines minutes comme celles-là. Les hommes aiment à la tromper, mais elle est au fond de tout, et c’est le regret du paradis que nous avons perdu.
    Source vérifiée Œuvres complètes
  19. À ceux qui ne connaissent pas le bonheur, la nature dans ces moments généreux leur en apporte avec les odeurs des bois et les cris des oiseaux, avec les chants du feuillage et toutes ces choses où palpite l’enfance.
    Source secondaireLéviathan (1929), chapitre XIII, p. 156
  20. Les professeurs sont irremplaçables : ils vous apprennent à apprendre.
  21. Nous nous verrons tels que nous sommes lorsque nous paraîtrons devant Dieu. Ce sera un moment terrible, dans la lumière de la vérité et de l’amour.
  22. L’âme et la vie intérieure, c’est ce qu’il y a de plus profond et donc de plus difficile à exprimer. C’est inépuisable. On ne se voit pas tel que Dieu nous voit.
  23. Toutes les sexualités font partie d’une même famille : l’instinct.
  24. La politique abaisse tout ce qu’elle touche, l’Eglise comme le reste.
  25. La langue de Dieu, c’est le silence. Il peut être assourdissant, mais on y reconnaît sa voix. On ne discute pas avec cette voix.
  26. Les êtres ne sont pas faits pour aller chercher le bonheur, comme on va chercher un objet. Le bonheur vient comme l’ombre portée d’autre chose.
    Source à vérifierJournal
  27. Aimer, c’est trouver son propre reflet dans les yeux de l’autre et s’y noyer.
    Source à vérifierJournal
  28. On me croit pessimiste, mais ceux qui ne savent pas que je recherche avant tout le bonheur, la sainte joie de vivre, ceux-là ne me connaissent ni ne me comprennent pas du tout. Tout ce qui est triste me paraît suspect.
    Source à vérifierLes Années faciles (1926-1934), Journal I (1938), 14 novembre 1929
  29. Je ne comprends pas qu’ils ne sachent pas au moins garder le silence devant une œuvre d’une telle beauté, beauté irritante, peut-être exaspérante même, parce que l’auteur, avec tout son génie, touche à des choses très graves avec une sorte d’insolence qui fait peur.

Biographie de Julien Green

Julien Green est né le 6 septembre 1900 à Paris dans une famille américaine. Il a grandi en France, où il a étudié et s’est converti au catholicisme. Écrivain bilingue, il a surtout écrit en français. Il a publié plusieurs romans célèbres comme Adrienne Mesurat et Léviathan, ainsi qu’un long journal intime. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a vécu aux États-Unis puis est revenu en France. Membre de l’Académie française dès 1971, il est décédé à Paris le 13 août 1998 à l’âge de 97 ans.

Biographie rédigée avec l’aide d’une intelligence artificielle et relue par la rédaction, à partir de l’article Julien Green de Wikipédia (auteurs : contributeurs de Wikipédia), modifiée ; texte disponible sous licence CC BY-SA 4.0.