Dommage qu’on ne connaisse ses parents que lorsqu’ils commencent à vieillir, à perdre ce qui faisait d’eux des êtres humains.
Écrivain, 1900-1998Dommage qu’on ne connaisse ses parents que lorsqu’ils commencent à vieillir, à perdre ce qui faisait d’eux des êtres humains.
Écrivain, 1900-1998Partager sur
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L'autre sommeil
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Si jeune que l’on soit, le jour où l’on perd sa mère, on devient vieux tout à coup.
C’est à l’âge adulte qu’un adolescent qui méprisait ses parents les retrouvent tels qu’en lui-même.
Les petits enfants mûrissent les grands-parents, je veux dire : les rapprochent du gâtisme.
Perdre un de ses parents peut-être regardé comme un malheur. Perdre les deux ressemble à de la négligence.
On a beau dire, c’est angoissant une enfant qui ne ressemble pas à ses parents.
Grandir, c’est s’apercevoir que ses parents ne sont pas indispensables.
Les Peuples ainsi que les hommes ne sont dociles que dans leur jeunesse, ils deviennent incorrigibles en vieillissant.
Les parents sont le roc sur lequel on construit sa vie. C’est vraiment un choc de se rendre compte que ce roc n’est qu’une illusion.
On voit s’ériger des générations d’enfants qui faute d’un éveil à la vie sont réduits à n’être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes.
Comme c’est terrible, songea Jack, d’être vieux et de savoir qu’on a gâché sa vie.

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